mardi 8 janvier 2019

Des personnes actives et déterminées qui luttent pour tout un chacun... 


Pour changer des messages alarmistes et des discours pessimistes, nous vous proposons les portraits de six hommes et femmes engagé.es et déterminé.es. À leur échelle, avec leur moyen, ces personnalités font en sorte de modifier le monde qui les entoure. 


Vandana Shiva, la femme aux multiples combats. 


Écologiste, écrivaine et militante féministe, Vandana Shiva est une activiste indienne profondément attachée à l'humanité, à la terre et au respect de l'environnement. Si ses combats sont nombreux, sa ligne de conduite est unique : permettre aux populations les plus démunies de se libérer des oppressions qui les maintiennent dans une situation de misère, qu'elles soient liées à la pauvreté, à la dégradation de l'environnement ou aux violences sexistes.
Docteure en physique quantique et philosophe, Vandana Shiva soutient qu'il est possible de produire, de consommer et de commercer à l'échelle locale, lieu privilégié de nouveaux modes de production et de consommation en harmonie avec les cycles naturels. Ce n'est pas à la planète de s'adapter à l'Humanité, mais bien aux hommes et aux femmes de s'y adapter et de la respecter. 


Denis Mukwege ou l'homme qui répare les femmes... 


Gynécologue congolais, Denis Mukwege lutte en faveur du droit des femmes. Dans son hôpital, depuis 1999, il fournit aux victimes de sévices sexuels éducations, soins et insertion. Son oeuvre et sa générosité dépassent les limites du cadre médical. A présent, il souhaite que le viol soit reconnu comme crime contre l'humanité et arme de guerre. Son aide permet à ces femmes de ne plus être définies par le drame qu'elles ont vécu, afin de redevenir des personnes libres et en pleine possession de leurs moyens. Denis Mukwege cherche tout d'abord à permettre aux victimes de se reconstruire, de se relever pour appréhender l'avenir de la façon la plus sereine possible. Pour ses patientes, il se montre avenant et humain. En revanche pour les criminels, Denis Mukwege fait preuve d'une sévérité et d'une détermination sans égale. En 2018, le Prix Nobel de la paix lui est décerné en reconnaissance de son oeuvre et de son dévouement. Il dédie son travail, sa vie et sa détermination à aider ces femmes afin qu'elles-mêmes puissent récupérer leur vie et leur courage. Le documentaire City of Joy retrace leur parcours et le contexte qui a favorisé l'émergence de ce combat. 

Sophie Beau, le combat d'une vie.


Sophie Beau est co-fondatrice de SOS Méditerranée et anciennement responsable pour Médecin Sans Frontières et Médecins du Monde. Elle lutte pour sauver les migrants des naufrages et noyades auxquels ils sont exposés quotidiennement. Elle fait pression sur les États européens, qui ferment les yeux devant cette crise dont les victimes se comptent par milliers.
Un des drames les plus récents a eu lieu en juin 2018, lorsque l'Aquarius, un bateau surchargé d'hommes, de femmes et d'enfants a dérivé pendant des heures. Refusé par l'Italie et Malte, ignoré par la France, c'est finalement en Espagne que l'Aquarius est autorisé à accoster et que ses passagers peuvent enfin toucher la terre ferme. C'est contre cette inaction des États européens que Sophie Beau se bat. Elle cherche à faire établir une solution rapide, adéquate, prenant en compte le respect de la vie humaine. L'immigration est une préoccupation pour tous les pays. Ignorer cette situation équivaut, directement et fatalement, à la mort de dizaine de milliers de personnes. 

Greta Thunberg, la collégienne engagée. 



Greta Thunberg jeune polonaise de 15 ans se bat pour le climat. En décembre 2018, elle prend la parole durant la COP24 qui a eu lieu à Katowice, en Pologne. Son discours vivant, clair et surtout percutant lui a valu la célébrité. Une célébrité qu’elle met au service de la cause qui lui est chère : une action urgente et radicale pour sauver le climat.  Elle prend tous les gouvernements à parti et insuffle à son discours la même force qu'elle possède déjà. Directe et franche, elle blâme celles et ceux qui n'agissent pas devant l'urgence qu'est devenue la situation climatique mondiale. 



Carlo Petrini, la slowfood en action. 



Carlo Petrini, journaliste et sociologue italien crée un mouvement allant à rebours de la « malbouffe ». Appelé Slowfood, ce groupe mené par Petrini lutte contre les fastfoods en tout genre. En prônant une nouvelle façon de produire, de consommer et surtout en modifiant le rapport à l’alimentation, le combat de Carlo Petrini s’attaque à réformer l’alimentation, l’agriculture et la gastronomie. Il préconise de prendre le temps de cultiver, en accord avec la nature et les différents cycles de production ; de cuisiner en respectant les produits locaux et de saison, pour parvenir à une gastronomie fine, fruit d'un travail à échelle humaine.  De concept italien, l’idée se généralise et touche le monde entier. 


Nadia Murad, le courage comme arme. 

Nadia Murad témoigne du sort de centaines de milliers de femmes encore aux mains de l’organisation état islamique. Elle-même ancienne esclave sexuelle de ce groupuscule aux pratiques barbares, elle fait preuve de courage en osant non seulement raconter sa douloureuse histoire, mais davantage en faisant pression sur les gouvernements pour venir en aide à ces femmes oubliées. Un reportage lui a été dédié, appelé Le combat de Nadia Murad. En 2018, Nadia Murad reçoit le Prix Nobel de la Paix. Titre qui récompense son courage et l'action qu'elle mène depuis sa libération. 



vendredi 7 décembre 2018

Paul Cassia présente Edward Snowden à La Sorbonne

Paul Cassia présente Edward Snowden à La Sorbonne

Du droit à l'insurrection en dernier recours

Du droit à l'insurrection en dernier recours


Alors que partout en France, la colère populaire gronde et se heurte au silence du gouvernement et aux boucliers des forces de l'ordre, il nous a semblé opportun de partager les dernières pages de Projets publics, intérêts privés, véritable manuel de résistance proposé par Vincent Le Coq, à partir de l'expérience des ZAD.  Au fil de ces mots de conclusion prémonitoires, l'auteur y rappelle l'importance de se saisir de son droit à l'insurrection lorsque le dialogue est rompu et que le pouvoir en place se croit en mesure d'ignorer les avertissements des citoyens.